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Même lorsqu’on reprend la norme australienne de compétences
en gestion de petites entreprises en tenant compte de ces
blocs de compétences (tableau 6), la plupart des capacités
exigées pour cette norme se trouve dans les compétences de
l’exploitant de petites entreprises de tourisme. Toutefois,
plusieurs séries de capacités n’apparaissent pas, notamment
dans le domaine de la technologie - soit le fonctionnement
et l’exploitation d’ordinateurs pour avoir accès à l’information,
et les communications externes et les logiciels opérationnels
connexes.
Dans le tableau 6, presque tous les programmes de reconnaissance
de la Banque de développement du Canada ont été examinés.
Toutes les capacités en gestion qui figuraient dans ces programmes
ont été entrées selon les blocs de compétences. Là encore,
à l’exception des compétences en informatique et de la compréhension
du cycle économique, la plupart des capacités figurent dans
la norme de l’exploitant de petite entreprise de tourisme.
Bien qu’il y ait de nombreuses références aux capacités d’entrepreneur
dans le domaine du professionnalisme, ce bloc de compétences
ne fait pas partie de la norme du tourisme. Les valeurs d’entreprenariat
constituent un domaine qui pourrait faire l’objet d’une enquête
plus approfondie comme éventuel bloc de compétences. Deux
principales capacités contribuent au succès d’une petite entreprise
ou à son échec éventuel, soit les valeurs d’entreprenariat
et les capacités en gestion. Bien que cette norme générique
se polarise sur les capacités en gestion, il faut également
se pencher sur les connaissances fondamentales de ces valeurs.
Il existe dans l’industrie du tourisme plusieurs autres normes
pour les propriétaires-exploitants (tableau 7). Si on les
compare à l’exploitant d’une petite entreprise de tourisme,
il n’est alors pas surprenant de constater qu’il y a de grandes
similitudes. La plus importante est que dans le cadre d’une
norme plus générique pour l’exploitant d’une petite entreprise,
il est possible d’élaborer des compétences en gestion plus
précises ainsi que des normes pour des sous-groupes de l’industrie.
Cela suppose que si l’on peut élaborer des compétences génériques
pour un propriétaire-exploitant d’une petite entreprise, les
autres conseils ou sous-groupes industriels peuvent également
élaborer une norme précise en tenant compte du cadre de la
norme plus générale.
En fait, l’élaboration des normes génériques a ses limites.
Les grandes différences se produisent dans l’application des
sous-tâches différentes qui doivent être exécutées. L’exploitation
d’un terrain de golf, d’une entreprises de logiciels, d’un
atelier de réparations automobiles, d’une imprimerie ou encore
d’une serre fait appel à des compétences en gestion semblables
mais a des sous-tâches grandement différentes. Toutefois,
la plupart des capacités en gestion et des tâches de premier
niveau indiquées à l’annexe 1 sont semblables dans tous les
secteurs, ce qui justifie l’adoption d’un cadre souple permettant
l’élaboration de normes pour les sous-groupes de l’industrie.
La norme de l’exploitant d’une petite entreprise comporte
une certaine souplesse puisqu’il y a déjà plusieurs autres
normes précises relatives au propriétaire-exploitant.
Facteurs de succès et d'échec
Un autre moyen de renforcer le besoin
d’élaborer des capacités en gestion est d’examiner les études
qui précisent les raisons des succès ou échecs des petites
entreprises. Ainsi, les deux études effectuées par Ibrahim
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(les deux études), Ellis (étude de l’échec) et Goodwin (étude
du succès), qui sont résumées dans le tableau 4, avancent
des preuves selon lesquelles les capacités en gestion sont
les facteurs critiques du succès et de l’échec. Les connaissances
en comptabilité, en gestion de la trésorerie et en mercatique
sont les éléments critiques, et à défaut de les avoir l’entreprise
risque d’aller à l’échec. Toute faiblesse dans ces domaines
a des répercussions, selon les études, sur tous les autres
aspects de l’entreprise. Ces facteurs ont été renforcés lors
de discussions avec l’Institut des banquiers et la Banque
de développement du Canada où un des stages de formation en
gestion les plus populaires est celui qui porte sur la comptabilité
simple.
Les entreprises couronnées de succès sont celles qui savent
gérer efficacement leur trésorerie, ont une bonne stratégie
de mercatique, savent déléguer des responsabilités et ont
une structure organique simple. Si nombre de facteurs du succès
et de l’échec sont des séries de capacités incluses dans les
blocs de compétences, les chances de succès devraient alors
augmenter grâce à l’utilisation de mesures du rendement connexes. |