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Petite entreprise - Plan d'ensemble des normes et lignes directrices sur les capacités et compétences en gestion pour le propriétaire-exploitant-entrepreneur d'une petite entreprise

Raison pour promouvoir les compétences et capacités en gestion des propriétaires-exploitants de petites entreprises

Il faut d’abord et avant tout qu’il y ait un besoin bien précis en capacités en gestion. Le document intitulé Rapport de synthèse sur les techniques de formation en gestion pour les petites entreprises (non publié) par Rana Process Technologies Ltd. pour Développement des ressources humaines Canada comporte des références précises à une gamme de compétences en gestion que doivent nécessairement posséder les propriétaires d’entreprises. Les participants à ce processus ont été choisis parmi plusieurs conseils qui siègent au groupe de travail de ce projet. On en trouvera le résumé dans le tableau 5.

La plupart des aptitudes délimitées par les propriétaires-exploitants de petites entreprises d’après l’étude RANA ont été regroupées sous plusieurs grands blocs de compétences. Les capacités en gestion précisées dans l’étude RANA par les propriétaires-exploitants de petites entreprises ont été liées aux blocs de compétences du tableau 5. La plupart des capacités font partie de la norme de l’exploitant d’une petite entreprise de tourisme, élaborée par le Alberta Tourism Education Council. Cela n’est pas surprenant puisque le processus de validation des capacités en gestion et de la norme de rendement exige une participation directe des exploitants de petites entreprises, ce qui confirme ainsi que dans le cadre de deux procédés entièrement différents des besoins semblables en capacités en gestion ont été délimités et font partie de ce qui constituera un cadre intersectoriel plus vaste pour la mise en place d’une norme de gestion pour les propriétaires-exploitants.

Dans un autre procédé entièrement distinct, on a conclu que c’est dans l’industrie des arts graphiques et de l’imprimerie qu’il existe des besoins en formation et en capacités en gestion (tableau 3 ci-après). Ces besoins se retrouvent également dans les capacités et compétences en gestion de la norme des exploitants de petites entreprises de l’Alberta.

TABLEAU 3

BESOINS EN CAPACITÉS EN GESTION DANS L’INDUSTRIE DES ARTS GRAPHIQUES ET DE L’IMPRIMERIE

10 PREMIERS BESOINS EN FORMATION*
PERSONNELS
10 PREMIERS BESOINS EN FORMATION
CADRES SUPÉRIEURS*
1. Étude de marché
2. Rédaction d’un plan de mercatique
3. Planification stratégique
4. Constitution d’une équipe
5. Rédaction d’un plan d’affaires
6. Analyse des concurrents
7. Évaluation de l’entreprise
8. Promotion
9. Techniques de négociation
10. Gestion du stress
87 %
80 %
71 %
68 %
66 %
65 %
63 %
61 %
60 %
56 %
1. Constitution d’une équipe
2. Aptitudes à communiquer
3. Planification de la production
4. Aptitudes à diriger
5. Contrôle de la qualité
6. Vente
7. Information
8. Gestion
9. Gestion du stress
10. Techniques de négociation
66 %
65 %
63 %
63 %
63 %
60 %
59 %
56 %
55 %
55 %
*Les pourcentages tiennent compte des réponses où il est indiqué «nécessaire» ou «absolument nécessaire» Nota : Plus de 50 % des répondants ont précisé que leur entreprise a des ventes de moins de 2 millions $, et trois quarts des répondants emploient moins de 50 personnes. Source : Management Training Needs Survey Report, Impression 2000

Même lorsqu’on reprend la norme australienne de compétences en gestion de petites entreprises en tenant compte de ces blocs de compétences (tableau 6), la plupart des capacités exigées pour cette norme se trouve dans les compétences de l’exploitant de petites entreprises de tourisme. Toutefois, plusieurs séries de capacités n’apparaissent pas, notamment dans le domaine de la technologie - soit le fonctionnement et l’exploitation d’ordinateurs pour avoir accès à l’information, et les communications externes et les logiciels opérationnels connexes.

Dans le tableau 6, presque tous les programmes de reconnaissance de la Banque de développement du Canada ont été examinés. Toutes les capacités en gestion qui figuraient dans ces programmes ont été entrées selon les blocs de compétences. Là encore, à l’exception des compétences en informatique et de la compréhension du cycle économique, la plupart des capacités figurent dans la norme de l’exploitant de petite entreprise de tourisme.

Bien qu’il y ait de nombreuses références aux capacités d’entrepreneur dans le domaine du professionnalisme, ce bloc de compétences ne fait pas partie de la norme du tourisme. Les valeurs d’entreprenariat constituent un domaine qui pourrait faire l’objet d’une enquête plus approfondie comme éventuel bloc de compétences. Deux principales capacités contribuent au succès d’une petite entreprise ou à son échec éventuel, soit les valeurs d’entreprenariat et les capacités en gestion. Bien que cette norme générique se polarise sur les capacités en gestion, il faut également se pencher sur les connaissances fondamentales de ces valeurs.

Il existe dans l’industrie du tourisme plusieurs autres normes pour les propriétaires-exploitants (tableau 7). Si on les compare à l’exploitant d’une petite entreprise de tourisme, il n’est alors pas surprenant de constater qu’il y a de grandes similitudes. La plus importante est que dans le cadre d’une norme plus générique pour l’exploitant d’une petite entreprise, il est possible d’élaborer des compétences en gestion plus précises ainsi que des normes pour des sous-groupes de l’industrie. Cela suppose que si l’on peut élaborer des compétences génériques pour un propriétaire-exploitant d’une petite entreprise, les autres conseils ou sous-groupes industriels peuvent également élaborer une norme précise en tenant compte du cadre de la norme plus générale.

En fait, l’élaboration des normes génériques a ses limites. Les grandes différences se produisent dans l’application des sous-tâches différentes qui doivent être exécutées. L’exploitation d’un terrain de golf, d’une entreprises de logiciels, d’un atelier de réparations automobiles, d’une imprimerie ou encore d’une serre fait appel à des compétences en gestion semblables mais a des sous-tâches grandement différentes. Toutefois, la plupart des capacités en gestion et des tâches de premier niveau indiquées à l’annexe 1 sont semblables dans tous les secteurs, ce qui justifie l’adoption d’un cadre souple permettant l’élaboration de normes pour les sous-groupes de l’industrie. La norme de l’exploitant d’une petite entreprise comporte une certaine souplesse puisqu’il y a déjà plusieurs autres normes précises relatives au propriétaire-exploitant.

Facteurs de succès et d'échec

Un autre moyen de renforcer le besoin d’élaborer des capacités en gestion est d’examiner les études qui précisent les raisons des succès ou échecs des petites entreprises. Ainsi, les deux études effectuées par Ibrahim 4 5 (les deux études), Ellis (étude de l’échec) et Goodwin (étude du succès), qui sont résumées dans le tableau 4, avancent des preuves selon lesquelles les capacités en gestion sont les facteurs critiques du succès et de l’échec. Les connaissances en comptabilité, en gestion de la trésorerie et en mercatique sont les éléments critiques, et à défaut de les avoir l’entreprise risque d’aller à l’échec. Toute faiblesse dans ces domaines a des répercussions, selon les études, sur tous les autres aspects de l’entreprise. Ces facteurs ont été renforcés lors de discussions avec l’Institut des banquiers et la Banque de développement du Canada où un des stages de formation en gestion les plus populaires est celui qui porte sur la comptabilité simple.

Les entreprises couronnées de succès sont celles qui savent gérer efficacement leur trésorerie, ont une bonne stratégie de mercatique, savent déléguer des responsabilités et ont une structure organique simple. Si nombre de facteurs du succès et de l’échec sont des séries de capacités incluses dans les blocs de compétences, les chances de succès devraient alors augmenter grâce à l’utilisation de mesures du rendement connexes.

TABLEAU 4

Causes perçues des succès et échecs des petites entreprises*

FACTEURS DE SUCCÈS FACTEURS D’ÉCHEC
Facteur 1 - Entreprenariat
Intuition
Extraversion
Prise de risque
Créativité
Souple au changement
Sens d’indépendance
Grande valeur du temps
Facteur 1 - Entreprenariat
Mauvais jugement
Manque de valeur d'entreprenariat
Évite les risques
Facteur 2 - Capacités en gestion
Bonne gestion de la trésorerie
Stratégie du créneau
Expérience préalable
Éducation
Délégation
Structure organique simple
Facteur 2 - Capacités en gestion
(Incompétence)
Manque d'expérience
Manque de connaissances comptables
Problèmes de trésorerie
Manque de capacités en mercatique
Manque d'éducation
Manque de planification stratégique
Facteur 3 - Compétences en relations humaines
Bonnes relations avec les clients et les employés
Bonnes relations avec un agent du crédit
Bonnes compétences en relations humaines
Facteur 3 - Éléments non contrôlables
(Moins importants)
Règlements gouvernementaux
Taxes
Taux d'intérêt élevés
Récession économique
Concurrence
Facteur 4 - Valeurs de l'environnement (Éléments moins importants)
Taux d'intérêt
Taxes
Aide gouvernementale
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*Les échantillons sont de très petites entreprises de Montréal et de Toronto, plus une étude supplémentaire des facteurs de succès effectuée à Plattsburg et à Burlington dans l’État de New York. Les facteurs du succès ont été examinés dans une étude distincte de celle des facteurs d’échec. L’auteur principal, Barta Ibrahim, a effectué les deux études.
Source : Journal of Small business & Entrepreneurship - An empirical investigation of Causes of Failure in Small Business and Strategies to Reduce it et the American Journal of Small Business parrainé par la University of Baltimore Education Foundation - Perceived Causes of Success in Small Business.
  1. A. Barker Ibrahim and W. Ellis, An Empirical Investigation of Causes of Failure in Small Business and Strategies to Reduce It, Journal of Small Business and Entrepreneurship, 1986
  2. A.B. Ibrahim and J.R. Goodwin, Perceived Causes of Success in Small Business. American Journal of Small Business, 1986.

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