The Alliance of Sector Councils

Qu’est-ce que la reconnaissance des titres de compétences étrangers (RTCÉ)?

  • La reconnaissance des titres de compétences étrangers (RTCÉ) est le processus qui consiste à vérifier les études, la formation et l’expérience professionnelle obtenues dans un autre pays, et à les comparer aux normes fixées pour les travailleurs canadiens. Le sigle « RTCÉ » englobe souvent l’évaluation des compétences et de l’expérience de travail acquises à l’étranger, par le biais de mécanismes tels que l’évaluation et la reconnaissance des acquis (ÉRA). Parfois, l’expression « reconnaissance des titres de compétences étrangers (RTCÉ) » est utilisée de façon plus large pour inclure la vaste gamme d’enjeux liés à l’intégration dans la population active de travailleurs formés à l’étranger.

    Ces dernières années, la question de la RTCÉ est passée à l’avant-scène d’un grand nombre de pays industrialisés alors que ceux-ci sont confrontés à des pénuries de main-d’œuvre, aux besoins sans cesse croissants d’un plus grand nombre de travailleurs qualifiés, à la mondialisation des marchés du travail et à des changements démographiques et technologies rapides. Une bonne RTCÉ permet aux employeurs de recruter des travailleurs formés à l’étranger et de les garder, et de répondre ainsi à leurs besoins de main-d’œuvre, et elle facilite l’intégration des travailleurs formés à l’étranger dans les économies nationales. Une RTCÉ efficace est indispensable pour garantir la croissance économique, la compétitivité, l’avancement de l’innovation et l’amélioration de la mobilité des travailleurs et travailleuses.

    La RTCÉ est d’autant plus compliquée et difficile à examiner, que les intervenants, autorités et autres fournisseurs de services sont nombreux. Plusieurs rapports récemment publiés sur la reconnaissance des titres de compétences étrangers au Canada relèvent la nécessité d’aborder la multitude et la complexité des normes d’agrément et de certification aux niveaux provincial et territorial, et de faire « sauter » les approches ad hoc et autres divers obstacles à l’intégration dans la population active canadienne des travailleurs formés à l’étranger.

    Plusieurs initiatives sont d’ailleurs déjà en place dans différentes régions du pays pour aborder les problèmes de la RTCÉ, et tous les niveaux de gouvernement se regroupent pour que ce processus soit davantage systématique, cohérent et efficace. Ainsi, la création par le gouvernement fédéral d’un Bureau d’orientation relatif aux titres de compétences étrangers démontre bien l’engagement sérieux au niveau national à aborder cette question qui ne cesse de contrarier aussi bien les employeurs que les employés potentiels. Plusieurs gouvernement provinciaux/territoriaux ont aussi entrepris des initiatives pour rendre plus efficace le processus de RTCÉ et faciliter l’intégration sur le marché du travail des travailleurs formés à l’étranger.