The Alliance of Sector Councils

Aperçu

  • Au Canada, l’intégration dans la population active des travailleurs formés à l’étranger est une question aujourd’hui d’extrême urgence. Comme cela est le cas dans d’autres pays industrialisés, l’économie du Canada est confrontée aux problèmes que soulèvent les pénuries de main-d’œuvre, aux plus grands besoins de travailleurs qualifiés, à la mondialisation des marchés du travail, ainsi qu’à de rapides changements démographiques. De nos jours, les pays industrialisés se font la concurrence pour recruter des travailleurs formés à l’étranger, et les garder, lesquels constituent des ressources humaines précieuses pouvant aider les économies à faire face aux pénuries de main-d’œuvre; cette situation augmente donc d’autant le besoin de travailleurs qualifiés plus nombreux, ce à quoi il faut ajouter les rapides changements démographiques et technologiques.

    Au Canada, la situation est urgente. En raison de transformations démographiques, on prévoit que les immigrants représenteront l’intégralité de la croissance nette de la population active d’ici à la fin de cette décennie. On évalue toutefois que le Canada perd actuellement environ 30 % des nouveaux arrivants fort qualifiés qui arrivent au pays, du fait qu’ils ne sont pas en mesure de s’intégrer dans l’économie et les collectivités. En 2006, le taux de chômage national des immigrants était de 11,5 %, soit plus du double du taux de 4,9 % des Canadiens de naissance. Certes, les immigrants se trouvent du travail, mais 42 % seulement dans leur profession. Cette tendance, révélant un taux d’intégration faible, non seulement semble être constante, mais s’aggrave de plus en plus.

    Diverses études ont révélé que la bonne intégration des travailleurs formés à l’étranger est confrontée notamment aux obstacles suivants :

    • mauvaise préparation avant l’immigration,
    • faible niveau de connaissance de la langue de travail,
    • exigences d’antécédents professionnels canadiens,
    • non-reconnaissance de l’expérience et des qualifications précédentes, et
    • absence d’aide sociale et de réseaux pertinents pour avoir accès à un emploi.

    Du fait que la reconnaissance de l’expérience et des acquis est fondamentale pour tirer pleinement profit des travailleurs formés à l’étranger dans la population active canadienne, l’expression Reconnaissance des titres de compétences étrangers (RTCÉ) est souvent utilisée de façon large pour y englober la vaste gamme de questions liées à l’intégration sur le marché du travail des travailleurs formés à l’étranger.

    Les liens suivants offrent davantage de renseignements en la matière :